GPDG

 (C) GPDG 2017

 

Éditorial du mois

 

A propos d'écologie,

 

Les années 2000 seront spirituelles ou rien du tout !

 

Une affirmation que les philosophes ont clamée avant d’attaquer ce nouveau millénaire.

Et pourtant nous voici en 2019 et pour ma part je ne vois aucun changement.

Bien au contraire à l’image du bug informatique de l'an 2000 – signal concret de la fin du monde – enfin du monde comme nous le concevons aujourd’hui – il ne s’est rien passé.

Pas de signal, pas de bug, et pas de fin du monde par voie de conséquence…

 

Notre vie quotidienne individualiste et dénuée de sens spirituel, continue son train-train habituel.

 

 

Et pourtant, dans ce concert d’instruments désaccordés, une petite musique en cette fin de siècle, s'est faite entendre : l’écologie .

 

Quelques uns d’entre nous se sont pris à rêver. Se pourrait-il que l’écologie devienne une voie de rédemption pour nos sociétés ? Une nouvelle piste spirituelle ?

 

En grande organisatrice de la prise de conscience du monde, la France s’est voulue la porte parole de cette cause mal connue du grand public.

Et c’est vrai que finalement, depuis l’accord de Paris, le climat et son évolution décrite comme catastrophique a provoqué un débat, vite posé au niveau des consciences, individuelles et collective.

 

Les climato-sceptiques, dont font partie les plus grandes nations du monde développé, mettent en avant le fait que nous manquons cruellement de références pour pouvoir affirmer un réel réchauffement climatique.

Ce qui de toute façon pourrait s’inverser dès demain matin par le biais d’une belle petite catastrophe naturelle dont la terre a le secret et que, seule, elle décide …. ou pas.

 

Nous oublions vite que notre monde sort à peine d’un petit âge de glace (Louis XVI) et pourrait tout aussi vite – 300 ans quand même – y retourner.

 

Au moins, nous pouvons nous réjouir qu’au delà de faire parler et d'augmenter les impôts, le souci du climat nous apporte en parallèle un grand nombre de réflexions théologiques.

 

A l’occasion de la COP21, en 2015, le patriarche œcuménique Bartholomé nous a délivré un message pour la sauvegarde de la création.

Le Pape François nous a encouragé de même à devenir des acteurs éclairés de la transition écologique devenue à ses yeux nécessaire.

Des pensées bibliques, des envies de spiritualité, de prières et d’action s’expriment autour de cette question du climat et de l’évolution de la nature.

 

Le don de la nature et de sa beauté est l’expression aimante de la marque du Divin !

 

Nous ne pouvons que nous réjouir au final que l’humanité se soit trouvé un sujet qui l’amène un peu, en tous cas pour certains d’entre nous, à se tourner vers son Dieu créateur.

 

Mais comment nous positionner devant ces forces que nous ne comprenons pas, que nous ne maîtrisons pas. Comment devenir acteurs et témoins de l’Amour divin ?

 

Ces manifestations de l’extrême puissance dévastatrice que possède notre nature nourricière, qui nous a habitués à une plus grande souplesse, nous laisse sans armes.

 

Un volcan qui s’exprime en Scandinavie et c’est toute notre technologie et notre quotidien qui sont stoppés.

Un glacier qui fond un peu plus vite que d’habitude parce qu’un courant chaud remonte un peu plus au Nord, et c’est toutes nos habitudes quotidiennes et nos priorités qu’il faut revoir d’urgence.

 

Si Dieu décide tout cela, si cela est le résultat de son œuvre, si cela est l'expression de son Amour, qui sommes nous pour penser pouvoir influencer quoi que ce soit ?

 

Le voile peut se déchirer, le Temple être détruit en une journée, il ne lui faut que trois jours pour le reconstruire.

 

Notre action ne peut se déterminer qu’à l’aune de ce que nous sommes.

 

Individus uniques, nous nous sommes avancés libres vers Lui pour construire ce Temple qui nous appartient en propre.

 

Nous lui devons notre travail individuel, au service de ceux qui nous entourent.

Nous lui devons de prendre soin de ce corps alloué pour un temps si court.

Nous lui devons de lui dédier nos actes quotidiens en témoignage de son Amour et de faire de notre parcours un acte de Foi.

Nous lui devons de prendre soin de sa création, la nature, et de ce que nous pouvons en apercevoir autour de nous.

 

Pour le reste, il nous faudra bien nous en remettre à sa volonté et heureusement à son Amour. Car sa Volonté, sa Sagesse et sa Création nous dépassent.

 

Notre Ordre lui doit aussi de se mettre en action afin de faire connaître sa voie –méthode de travail– auprès des profanes, afin qu’ils puissent opérer en eux les transformations nécessaires pour renouer avec cette vrai spiritualité traditionnelle qu’est l’Initiation.